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S’ennuyer n’est peut-être pas si ennuyant que ça !

September 12, 2018

Nos sociétés toujours plus connectées et nos rythmes de vie de plus en plus rapides nous bombardent quotidiennement d’informations et de distractions diverses. Si bien que les moments d’ennui deviennent quasi inexistant.

 

Le médecin a du retard ? On sort son smartphone dans la salle d’attente histoire de faire passer le temps.

 

Le trajet en bus nous semble plus long que d’habitude ?

On met de la musique dans nos oreilles pour faire passer les minutes.

 

Pas de programme pour cet après-midi pluvieux ? Netflix a tout prévu pour nous !

 

Cela nous arrive à tous, tout le temps.

 

Et pourtant, les recherches en neurologie et en psychologie démontrent aujourd’hui que l’ennui n’est pas une chose à fuir, au contraire l’ennui serait même bénéfique à notre santé psychique !

 

Bien que l’ennui chronique soit considéré comme néfaste pour la santé car il peut engendrer des comportements nocifs tels que manger de manière abusive, consommer des substances ou parfois pousser à la déprime, l’ennui ponctuel pourrait au contraire être une ressource.

 

 

L’ennui nous fait peur. Il est souvent vécu comme une émotion pénible où le temps semble s’allonger. En plus il peut être accompagné d’une frustration plus ou moins difficile à gérer.

 

C’est un moment où l’on se retrouve face à soi-même. Et ce n’est pas toujours facile de se retrouver avec soi-même. On peut se sentir triste, abandonné, vide et donc on ressent du manque, il ne se passe rien.

 

Pourtant des études ont montré que l’ennui développe notre créativité ! J’ai entendu quelqu’un dire une fois que « le désir nait du manque. Et si on n’éprouve pas le manque on ne sait pas ce qu’on veut. » Si dès que l’on s’ennuie un stimuli externe comme le téléphone, l’ordinateur, la télévision ou même la musique viennent combler ce vide, on ne laisse aucun espace à nos stimuli interne, à notre propre créativité de se mettre en place.

 

On a banni l’ennui de nos sociétés.  Les  valeurs mises en avant sont la vitesse, la performance et le fait d’être demandé et sollicité. Si on a des temps morts c’est que l’on est moins efficace que ce que l’on pourrait être. En plus d’être surexposés aux écrans dès le plus jeune âge, les enfants ont aussi des agendas de ministres : leçon d’espagnol, de piano, de judo etc. Ils n’ont plus le temps de s’ennuyer.

 

Des recherches mettent en avant que cela va à l’encontre de nos besoins naturels. Nos ancêtre qui vivaient dans les cavernes avaient de grandes périodes d’inactivités, et le cerveau humain était fait pour passer de longues plages de temps sans rien faire. On peut alors imaginer qu’à la base notre cerveau était fait pour s’ennuyer aussi. Mais vu que les connexions neuronales s’adaptent et changent en fonction de l’environnement, notre cerveau a un peu perdu la capacité à faire face à l’ennui.

 

Dans un monde ou l’attention est sans cesse stimulée de l’extérieur, les capacités de notre attention interne diminuent et il devient alors difficile de porter notre attention sur notre monde intérieur et sur nos rêveries qui sont source d’une grande richesse.

 

C’est comme si toutes ces distractions étaient une nuisance sonore qui couvrait le bruit de nos propres pensées. Déconnectons nous pour entendre ce qu’il se passe à l’intérieur !

 

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